Première chronique de Bas les masques

Première chronique d’une longue série pour Bas les Masques. Merci à Frédéric du Site La culture dans tous ses états !

« Bas les masques paru aux éditions La Grande vague, fin mai, est selon moi le le meilleur roman de l’auteur Cédric Plouvier. Ce dernier est assurément un écrivain à suivre de près tant son imagination débordante, la qualité de son style d’écriture emporte le lecteur que je suis.

Dans « Bas les masques », la couverture intrigue et elle représente de façon subtile l’atmosphère empli de mystères, de secrets gardés. Le roman débute en 1918, dernière année de la Première Guerre Mondiale, le lieutenant Camille Lucet est plongé depuis quatre longues années dans l’enfer des tranchées, la boue, les rats, les cadavres d’hommes, d’animaux, les barbelés, les obus qui pleuvent aussi bien côté Français qu’Allemand. Les pertes sont terribles, l’horreur, le cauchemar vécu par ces hommes est parfaitement retranscris par Cédric Plouvier. J’ai été profondément ému par les premiers chapitres du roman. L’immersion est totale, l’émotion affleure face au sacrifice de ces hommes, l’absurdité des massacres, des assauts inutiles, des combats au corps à corps, de la folie qui guette et attend son heure pour faire vaciller les consciences et l’esprit de sacrifice, un courage hors du commun, un enfer digne des neufs cercles de celui-ci dont le chef d’œuvre de Dante Alighieri nous parle.

Au comble de l’horreur, le lieutenant Lucet retrouve un amoncellement de cadavres allemands atrocement mutilés. Mais au delà de cette sauvagerie sans nom, il est interpellé par un symbole étrange présent sur la nuque de ces soldats allemands. La guerre s’achève enfin et les traumatismes présents chez Camille Lucet vont le poursuivre avec notamment cette interrogation sur la signification de ce signe.

Camille Lucet, professeur d’histoire, devient inspecteur d’académie adjoint. Sa première mission va le conduire dans une étrange enquête sur une école, un pensionnat plus précisément situé dans un ancien monastère entouré d’une forêt épaisse et d’un brouillard persistant. Les élèves portent tous un masque avec un symbole représentant divers animaux. Ils ne parlent pas, semble dénués d’émotions, prodigieusement investis dans leurs études. Nul rire, nuls jeux propres à leur âge et un mystère qui s’épaissit. Le directeur de cet endroit intrigue Camille Lucet d’autant plus lorsqu’il surprend sur un dossier posé sur le bureau du directeur, le même symbole que celui retrouvé sur les corps mutilés de soldats allemands.

C’est dans cet univers pétris par l’obscurité et aux confins du mystère que ce roman nous conduit.

J’ai été embarqué par l’histoire. Il m’a été impossible de lâcher le thriller « Bas les masques » avant d’en connaître l’issue. Une enquête, un homme Camille Lucet et des réponses à trouver. Je vous recommande ce thriller envoûtant signé Cédric Plouvier. « Bas les masques » est une incontestable réussite. Une nouvelle fois, Cédric Plouvier surprend son lecteur. »

5/5 sur Babelio

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